Deux maisons, une même approche
en réinsertion sociale

La Maison l’Intégrale accueillent des personnes qui ont déjà suivi et complété un programme thérapeutique de traitement des dépendances, qui veulent poursuivre leur sobriété et faire un pas de plus vers la réinsertion sociale. Le programme a une durée de quatre mois pouvant être prolongée jusqu’à neuf mois.

Nos approches

Le programme est basé sur l’approche l’entretien motivationnel et sur la prévention de la rechute selon le modèle cognitivo-comportemental.

L’entretien motivationnel (EM) est une approche d’intervention centrée sur l’individu, qui vise à augmenter la motivation intrinsèque au changement d’un comportement ciblé en favorisant chez la personne l’exploration et la résolution de son ambivalence (Miller et Rollnick, 2002-2006). L’entretien motivationnel consiste en une approche de relation d’aide. Tel que décrit par William R. Miller, l’entretien motivationnel est une « méthode de communication à la fois directive et centrée sur la personne, ayant pour objectif d’aider les changements de comportement en renforçant les motivations intrinsèques par l’exploration de la résolution de l’ambivalence ».

L’entretien motivationnel perçoit la motivation comme le fruit d’une interaction entre deux individus. L’aidant influence favorablement ou négativement la motivation des personnes aidées de par la qualité de ses stratégies d’intervention. Il s’agit de faire ressortir la motivation intrinsèque des personnes aidées. Il est primordial que la personne ait des motivations propres pour qu’il y ait un changement durable et une application des acquis thérapeutiques antérieurs et ceux qui vont être appris lors de la période de réinsertion sociale.

La Maison l’Intégrale vise l’arrêt complet de consommation afin de reprendre le contrôle sur leur vie. Pour ce faire, le modèle de prévention de la rechute est un atout de force. Cette approche consiste en la prévention des situations à risque élevé de rechute (Witkiwitz et Marlatt, 2004). Les modèles cognitivo-comportementaux de prévention de la rechute sont basés sur la théorie explicative du processus de rechute de Marlatt (1985) qui découle de l’apprentissage social de Bandura (1977). Ce modèle vise à augmenter la confiance personnelle des gens en lien avec la capacité de faire face à une situation à haut risque de rechute ou de développer des habiletés efficaces d’adaptation lorsqu’il y a une probabilité de rechute.

Notre programme

Nous offrons un programme de réinsertion sociale en milieu urbain, d’une durée de quatre mois. La durée du programme peut varier pour certain individu selon les difficultés rencontrées lors du programme, mais la durée est d’un maximum de neuf mois. Le programme propose une aide individualisée à la réinsertion sociale; basé sur les buts et objectifs de chaque résidant et de chaque phase. Il y a au total quatre phases, une période d’intégration d’une semaine ; la phase 1 de 5 semaines : Saines habitudes de vie; la phase 2 de 5 semaines : Équilibre de vie et prévention de la rechute et la phase 3 de 5 semaines : Travail – Étude – Socialisation.

À prime abord, notre programme de réinsertion sociale vise à ce que l’individu développe son autonomie psychologique et relationnelle. En bref, le résident sera en mesure de répondre à ses différents besoins de base et de prévenir la rechute. Tout au long de cette étape, il pourra aussi travailler à l’adoption de saines habitudes de vie et de comportements sécuritaires dans un équilibre des sphères de vie. De plus, le développement de relations saines et de loisirs sains sera priorisé. Finalement, l’implication active dans la communauté sous toutes ses formes consolide les acquis de la réinsertion sociale et des programmes thérapeutiques antérieurs.

Dans un deuxième temps, nous accordons une importance particulière à ce que l’individu, inscrit à notre programme de réinsertion sociale, développe une autonomie sociocommunautaire et soutien au réseau social. En bref, ceci signifie que le résident développe des relations saines avec la famille, son entourage immédiat. À ce stade, le résident connaît et est en mesure d’utiliser les ressources du milieu, ce qui lui permet ainsi de s’impliquer dans différentes activités de la communauté.

Finalement, afin de combler les différentes sphères de l’individu, l’autonomie socioprofessionnelle est non-négligeable. Pour atteindre celle-ci, l’évaluation des aptitudes professionnelles et scolaires est nécessaire. À ce moment, le résident est fortement encouragé à entrer en contact avec un conseiller en orientation, à suivre une formation professionnelle, à travailler, à retourner aux études ou à aller vers le bénévolat, selon ses désirs et capacités. Le respect des limites individuelles et des projets de chacun est respecté. Les gens sont toutefois encouragés à sortir de leur zone de confort et être dans un mode actif qui convient à leurs attentes.